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«Le Monde selon Topor»

Né en 1938 à Paris dans une famille juive polonaise, Roland Topor fut l’un des plus remarquables dessinateurs de son temps, champion de l’humour noir. Contrairement à plusieurs membres de sa famille, il échappa à l’Holocauste, caché tout enfant dans un petit village savoyard durant la Seconde Guerre mondiale. Marqué par ces drames familiaux, il adopte un style surréaliste qui peu à peu le conduit à jouer avec le visage et le corps, il coupe, défigure, supplicie, avec une férocité et une cruauté qui ont provoqué de vives réactions...
 Les Cahiers Dessinés, Paris, 2017

«Monsieur K»
C’est l’histoire d’un grand collectionneur de peinture. Tout enfant, il vit au milieu des tableaux impressionnistes acquis par son père, alors que sa mère est historienne d’art. Mais tout à coup, l’adolescent se retrouve seul, à la suite du suicide de son père et de la fuite de sa mère. En cause, la collection de tableaux, bien mal acquis. Il va devoir se débrouiller, en travaillant pour une galerie parisienne. Ses dons particuliers l’amènent à Londres, où bientôt il fait la pluie et le beau temps. A 30 ans, il hérite du seul tableau ayant échappé au désastre familial, un Renoir secrètement conservé dans une banque genevoise. Ce tableau voyage au Japon pour être acheté par un yakuza. Alors commence une fabuleuse collection d’œuvres contemporaines, notre héros, Mister K, vivant entre Londres et New York et rencontrant les plus grands artistes: Warhol, Basquiat, Bacon, Lucian Freud, achetant Rothko, Newman, Soulages…
Edition Héloïse d’Ormesson, Paris, 2015

«Les Mots de la fin»
On se souvient des derniers mots irrévérencieux qu’Hervé Bazin fait dire à son oncle René, dans La Mort du petit cheval: «Si seulement je pouvais pisser un peu, ça me soulagerait bien» – alors que pour la postérité l’illustre écrivain catholique aurait laissé ce mot, d’ailleurs attribué à Barrès: «Mieux vaut une belle mort qu’un bel enterrement.» Apocryphe ou non, cela ne figure pas dans Les Mots de la fin, recueil de 200 citations d’hommes et de femmes célèbres, d’Apollinaire et Archimède à Marguerite Yourcenar («Il doit bien y avoir un paradis quelque part») et Stefan Zweig, qui écrit avant de se suicider avec sa femme Lotte, en 1942: «Je salue tous mes amis, puissent-ils voir l’aurore après la longue nuit, moi je suis trop impatient, je pars avant eux.» Il n’aura pas attendu la fin de l’Allemagne nazie...
Les Editions de l’Opportun, Paris, 2017

La totalité des l'articles dans ph+arts no 127
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